• Cette année, j'ai consacré une grande partie de mes séances de géométrie aux créations.

    La consigne? Faire un dessin géométrique.

    Voici quelques productions d'élèves:

    Créations géométriques en CE1/CE2

    Créations géométriques en CE1/CE2Créations géométriques en CE1/CE2

     

     

     

     

     

     

     

    Créations géométriques en CE1/CE2

    Toutes les deux semaines, en demi classe, les élèves avaient quelques minutes pour réaliser une création. Suite à quoi, les élèves volontaires exposaient leur création au tableau. Nous étudiions les créations une à une. 

    "Est-ce que c'est un dessin géométrique? Pourquoi?"

    La description du dessin exige un vocabulaire géométrique précis, que je donnais aux élèves lorsqu'ils en avaient besoin: segment, quadrilatère, diagonale...

    Lorsque c'était nécessaire, un élève venait au tableau mesurer les segments ou vérifier si les angles étaient bien droits parce que "des fois, ça ressemble à un rectangle mais c'en n'est pas vraiment".

     

    La semaine suivante, les élèves avaient à faire, en autonomie, des exercices de réinvestissement sur nos discussions autour des créations:

    Créations géométriques en CE1/CE2

    Créations géométriques en CE1/CE2Créations géométriques en CE1/CE2Créations géométriques en CE1/CE2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au cours des créations, les élèves apprennent à se servir des instruments de géométrie avec soin. Toutes les notions du programme sont balayées naturellement car elles sont nécessaires à l'étude des différents dessins.


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  • Les moyens font des textes libres en dictée à l’adulte une fois par semaine à partir d’un dessin qu’ils ont fait. A partir de la troisième période, je leur demande de recopier une partie de leur texte (que j’ai écrit en majuscule). Les GS font aussi des textes libres une fois par semaine, en dictée à l’adulte sur la première période. A partir de la deuxième période, je leur demande d’écrire les mots comme ils pensent à moins que le ou les mots soient présents dans nos textes référents. Dans ce cas, ils relisent le texte référent jusqu’à trouver le mot dont ils ont besoin. J’ai aussi une affiche avec les prénoms de la classe pour qu’ils puissent chercher le prénom dont ils ont besoin. Ils écrivent en majuscule.  A partir de la troisième période, je leur demande de recopier des mots de leur texte en cursive (je fais le modèle avec eux). Ils ont un cahier 24x32 sans lignage.

    Lire et écrire en maternelle

     

    Je leur demande tous les soirs la phrase du jour (pour raconter un moment de leur journée d’école) en dictée à l’adulte qu’on met dans le cahier de vie (largement inspiré de l’odidoc n°15). Je mets des photos pour accompagner leur phrase. Ils emmènent leur cahier chaque vendredi et ils reviennent le lundi.

    Le week-end, ils peuvent le compléter chez eux (dessin, photo…)

    Une fois par semaine, en collectif avec les GS, je leur demande de me dire comment écrire chaque mot de la phrase du jour, quelles sont leurs idées, pourquoi… (comparaison entre les différents stratégies utilisées par les enfants).

     

     

    Les textes référents sont issus de la vie de la classe et des phrases qu’on a élaborées pour le cahier de vie (ex : On est allé dans la forêt. On a vu des animaux). Ces textes référents sont affichés dans la classe (en majuscule, en minuscule et en cursive) en groupe de sens et en couleur.

    Quand je l’affiche la première fois, ils cherchent ce qui peut être écrit puis ils la lisent au tableau. Ils la lisent plusieurs fois. Une fois par semaine, je mélange des phrases et des prénoms et ils doivent lire la nouvelle phrase.

    On voit deux textes par période.

     Je leur demande de reconstituer le texte référent avec des étiquettes. Ils ont aussi des grilles Asco avec des lettres pour reproduire le texte. A partir de la troisième période, une fois par semaine, ils doivent élaborer des phrases à partir des étiquettes des différents textes référents et des étiquettes prénoms.

     Lire et écrire en maternelle

    Lors de la troisième période, ils découvrent le syllabozoo et à partir de la quatrième période, ils collent deux moitiés d’animaux pour inventer un animal et écrivent le nom dessous (à partir d’une affiche référente) et ils présentent les animaux qu’ils ont créés.

    Ces ateliers étant en autonomie, le moment de bilan est important pour moi car ça me permet de voir s’ils lisent bien ce qu’ils ont écrit.

     

    On correspond aussi avec une autre classe de MS/GS. Pendant les deux 1° périodes, on a envoyé et reçu des lettres collectives. A partir de la 3° période, les enfants auront un correspondant chacun à qui ils enverront un dessin, une peinture… avec, écrit au dos, pour + le nom de leur correspondant (affiché dans la classe) et leur prénom.


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  • Le cahier de vie dans une classe de MS/GS

    Le cahier de vie dans ma classe a pour objectif de « tisser du lien », d’établir de la cohérence entre la vie de l’école et l’ailleurs, de communiquer avec l’extérieur (parents, autres classes…) et de servir de mémoire de la classe. On y fait donc figurer les évènements les plus marquants qui se produisent au fil des jours, et qui nous concernent tous. Pour mettre en place ce fonctionnement, je me suis appuyée sur l’Odidoc n°15, Un journal scolaire hebdomadaire en cycle II de Jacky Varenne (Editions Odilon).

    Chaque enfant a son cahier de vie (format 24x32) et il y a celui de la classe au coin bibliothèque. Il est complété chaque semaine. En fin de journée, je demande aux enfants de me dire ce qu’ils ont fait, aimé à l’école aujourd’hui et qu’ils voudraient raconter dans le cahier de vie. On élabore une phrase ou deux en dictée à l’adulte que j’écris au tableau. Au fur et à mesure de l’avancement dans l’année, je demande aux enfants de grande section comment s’écrivent certains mots ou certaines expressions. Pour cela, ils s’aident des textes référents de la classe (phrases du jour précédentes ou textes libres). Le soir, je tape le texte du jour à l’ordinateur et je le complète par des photos. Il n’y a pas de phrase du jour le vendredi car l’ATSEM colle les pages (souvent 2) dans les cahiers de vie le vendredi en début d’après midi.

    Le vendredi soir, les enfants emmènent leur cahier de vie à la maison. Ils peuvent le regarder chez eux avec leurs parents, frères, sœurs… et, s’ils le souhaitent, le compléter pendant le week-end (seul ou avec leurs parents) par des dessins, des collages, des photos… Certains parents légendent ce que leur enfant a fait. La seule contrainte pour les enfants est de faire sur la page suivante et non sur une page en plein milieu du cahier. Le lundi matin, le quoi de neuf est consacré à la présentation de ce que les enfants ont fait dans leur cahier de vie pendant le week-end.

    Ingrid

     

    Lundi 17 novembre

    Des racines ont poussées sur les tiges des misères, du papyrus, des saintpaulias et du chlorophytum  mais pas sur celles des bégonias. Il y avait moins d’eau dans les pots.

     

     

     

     

     

     

     

    Mardi 18 novembre

    On est allé voir les arbres à côté de l’école. Les feuilles sont tombées à cause du vent. Il n’y a en a presque plus et celles qui restent sont marron. Des arbres ont été coupés.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jeudi 20 novembre

    Les grands sont allés raconter l’histoire de Cendrillon dans la classe de maîtresse Clotilde. Ewan a apporté un livre avec un CD et on a écouté une histoire.

     


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  • Le débat philo en maternelle

     

    Pourquoi et dans quel cadre?
    L'élément déclencheur pour moi a été l'intervention d'une conférencière, Isabelle Duflocq dans le cadre de la formation. Ancienne enseignante de maternelle, elle ast actuellement formatrice sur le terrain. En l'entendant, comme bon nombre de collègues, je me suis laissée dire : « Je commence demain ! » Si l'on se réfère au programme 2008 en vigueur en GS, on attend de l'élève qu'il « participe à un échange collectif en attendant son tour de parole et en écoutant l'autre » et la compétence 6 du Socle Commun qu'il « participe en classe à un échange verbal dans le respect des règles de communication. »

     

    Une fois ces jalons posés, il convient de dire que le débat philosophique à l'école maternelle, en tant qu'échange collectif, permet à l'enfant de parler de soi et de ce qu'il pense intimement et à travers cet acte lui permet de découvrir ses ressemblances et ses différences avec les autres, l'amène à mieux se connaître et à prendre confiance en lui et donc à construire sa personnalité. Il recèle par là sa spécificité propre qui le distingue du Quoi d'neuf ou du Conseil , se référant eux à des événements vécus en classe ou en-dehors de la classe par les enfants.

     

    Autrement dit , l'école tient pleinement son rôle à travers le débat philosophique en amenant l'enfant vers une autonomie affective et intellectuelle.

     

    Quel dispositif ?
    Dans ma classe de MS GS, je l'ai mis en place une fois par semaine le mardi matin. Je sors le bâton de parole et le cahier où je prends des notes puis je fais rappeler par un élève ce que l'on fait et à quoi ça sert. La réponse est souvent la même : « Tu nous lis une histoire, tu nous poses une question, on réfléchit et on dit ce qu'on pense. » Ensuite je leur lis un court album ou un p'tit philosophe tiré d'un Pomme d'Api, puis je leur pose une question. Je leur demande ensuite de réfléchir dans leur tête sans parler pendant que je compte jusqu'à 30 . Nous définissons ensuite qui sera le Maître du temps et le rapporteur.

     

    Je suis Présidente et Secrétaire pendant l'échange.

     

    Mon rôle
    J'aide si nécessaire les élèves en reformulant et en les aidant à argumenter leur propos, voire à le conceptualiser pour la question « Est-il important pour vous de tenir sa promesse ? » , à un élève qui racontait qu'il avait été sage , que le Père Noël lui avait apporté les cadeaux demandés, j'ai précisé ensuite « donc tu veux dire qu'il a tenu sa promesse ? » « oui », m'a-t-il répondu.

     

    Mes observations
    Au début, j'ai not une grande différence de maturité entre les MS et les GS puis cela s'est estompé au fil des séances.

     

    Nous sommes toujours obligés d'arrêter (temps écoulé) alors que beaucoup veulent encore parler.

     

    Le rapporteur a besoin d'être aidé mais ce temps s 'avère primordial pour synthétiser le ton de l'échange.

     

    Exemples de questions posées :

    • C'est quoi pour toi un ami ?

    • Est-ce qu'un ami c'est pour toujours ?

    • Est-ce que les garçons et les filles c'est pareil ?

    • Est-ce que des fois, il t'arrive d'être triste ?

    • - … en colère ?

    • …. d'avoir peur ?

    • Qu'est-ce qui t'apporte de la joie dans la vie ?

     


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