• Notre participation à la journée du 1er avril organisée par le SGEN

     

    Notre participation à la journée du 1er avril organisée par le SGEN

    Nous nous sommes donc rendues à 5 à la salle Devosges le mercredi 1er avril après-midi afin d'animer un stand lors de la formation « Hétérogénéité et pratiques pédagogiques » organisée par le SGEN-CFDT Bourgogne.

    Nous nous sommes installées sur deux tables :

    -une partie pour présenter nos outils de classe : cahiers du jour, fiches de suivi, cahiers de textes libres, fichier Pemf, Pidapi

    -une partie avec des références bibliographiques.

    Notre participation à la journée du 1er avril organisée par le SGEN

     

    Notre temps de présentation sur les stands a été réduit de 45 minutes à 30 minutes ce qui était court, trop court à notre goût.

    Nous avons échangé avec des collègues aussi bien du primaire que du secondaire.

    Nous avons même rencontré une collègue du Groupe Départemental de Saône et Loire.

     

    Nous avons été particulièrement attentives à l'intervention de Philippe Meirieu. Nous retrouvons des valeurs que nous défendons dans son discours. Il soutient nos démarches et a d'ailleurs mentionné plusieurs fois C. Freinet et sa pédagogie.

     

    Ce que nous retenons de la conférence de P. Meirieu 

    Pour lui, la société (environnement médiatique, publicitaire, social) et les enfants ont évolué mais pas l'école.

    Nous devons aider nos enfants à s'individuer comme sujets pensants.

     

       1 -  Surseoir :

    Cf. Korczak : Il construit un orphelinat pour les enfants orphelins. Il invente un système de points pour résoudre le problème des bagarres. Quelques-uns réfléchissent avant de se battre. C'est le point de départ.

    Il invente aussi une « boîte-aux-lettres » : Vous devez prévenir par écrit 24 heures à l'avance ceux sur qui vous voulez taper. Les enfants écrivent, se répondent, correspondent, cela diminue les bagarres.

    Différer les réponses aux actes

    Cf. Le conseil

    Prévoir un temps pour régler les problèmes afin de pouvoir signifier aux élèves que ce n'est pas le moment d'aborder ce sujet mais qu'il y aura le temps ultérieurement. Prenons le temps d'y penser.

    Construire des espaces de sursis qui sont des espaces de la pensée.

    -Le retour aux rituels

    Meirieu met en avant l'importance de ré-institutionnaliser l 'école afin de regagner en crédibilité. Il faut remettre en place des rituels à l'école pour que ce ne soit plus des halls de gare où on se contente de picorer, avec des adultes repères, des lieux repères.

     

       2- Symboliser :

    On s'inscrit dans une culture qu'on s’approprie.

    -Développer une culture de classe et d'école

    en favorisant l'autonomie des élèves que ce soit dans la gestion du temps, des déplacements, du matériel.. en créant des projets de classe.

    Il imagine la création de « petits collèges » au sein des collèges où les élèves auraient une équipe de 3-4 professeurs référents vers lesquels ils sauraient qu'ils peuvent se tourner.

    (cf Janus Korczak « Le roi Mathias »)

    Il faut raconter des histoires aux enfants car ils entendent parler d'eux sans qu'on les violent dans leur intimité. Cf. les contes

    La culture c'est ce qui relie ce que chacun a de plus intime à ce qui est universel.

    Le symbolique développe l'imaginaire.

    Le contraire du symbolique c'est l'obscénité (Cf.la télé-réalité).

    Développer le symbolique à travers la science.

     

          3- Coopérer

    Pour construire du bien commun.

    Chercher ce qui réunit.

    Coopérer ce n'est pas diviser le travail, chacun faisant une tâche particulière.

    On fait tourner les tâches.

    C'est un apprentissage qui nécessité de contraintes. Cf. : l'oulipo (le lipogramme).

    Le pédagogue cherche en permanence les contraintes utiles qui permettent la construction d'un sujet.

    La personnalisation en éducation

    Meirieu préfère le mot personnalisation des apprentissages plutôt qu'individualisation.

     

       4- Il faut ré-institutionnaliser l'école, le collège.

    Repenser l'institution, la centrer sur l'apprentissage.

    Revisiter certaines modalités.

     

    • Opposition classes verticales et classes simultanées

     

    Meirieu fait un retour dans l'histoire pour expliquer la provenance de notre système scolaire.

    Il existait donc le modèle simultané de Jean Baptiste de la Salle avec une classe homogène : des élèves de même âge avec simultanément la même activité que l'enseignant supervise. C'est le modèle auquel a adhéré la France vers les années 1830.

    C'est Guizot qui a tranché.

    En opposition, le modèle anglais (modèle mutuel) proposait des classes avec des élèves de 5 à 15 ans. Le maitre forme des moniteurs qui apprennent aux plus jeunes. Il a alors un rôle de coordonnateur.

    C'est vers ce modèle que se tourne Meirieu avec des classes verticales : 4 niveaux dans une même classe avec importance de la coopération, des activités de groupe d’appartenance, de projets. (modèle qui nous conforte dans nos idées au GD21).

     

    • L'évaluation : elle n'existe quasiment pas. Il faudrait s'inspirer du « chef d’œuvre» des compagnons du tour de France qui permet à chacun de progresser et de montrer ce qu'il a appris (d'être fier de ce qu'il sait faire). Il faut partir de l'évaluation pour aider les enfants à accéder à ce qu'ils savent faire de mieux.

     

    -Le système éducatif argentin

    P. Meirieu a participé à l'élaboration du système éducatif argentin où sont mises en place des classes verticales.

     

     

     

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