• RIDEF Dogbo

    Pour suivre la Rencontre Internationale des Educateurs Freinet

  • Du 18 au 27 juillet 2016, j'ai participé à la RIDEF à Dogbo, au Bénin.
    Je me suis engagée dans cette aventure seule. Je suis arrivée sans connaître personne. Je reviens avec des amis. 

    Mon expérience à la Rencontre Internationale des Educateurs Freinet

    A l'ENI (Ecole Normale des Instituteurs), je me suis vite aperçue que j'étais la plus jeune Ridefienne (25 ans) mais, très rapidement, je me suis sentie en famille. Les contacts étaient faciles, les échanges naturels que ce soit en français, en anglais ou en langue des signes, comme on peut. 
    Je pense que c'était une chance pour moi d'être venue seule à cette RIDEF. J'étais un électron libre, ce qui m'a permis de faire beaucoup de rencontres. Je n'étais pas enfermée dans un groupe donc naturellement j'allais vers tout le monde et beaucoup venaient vers moi. 

    Pour moi, la RIDEF est avant tout une aventure humaine, on apprend à vivre ensemble avec des personnes de nationalités et de modes de vie différents. On apprend à connaître les autres dans leurs similitudes et dans leurs différences et à les respecter. Chacun apprenait et s'enrichissait de l'autre.

    Mon expérience à la Rencontre Internationale des Educateurs Freinet

    Les valeurs de Célestin Freinet, celles que nous voulons faire vivre dans nos classes, rythmaient notre quotidien. Nous étions ensemble, nous travaillions ensemble, nous vivions ensemble, chacun faisant attention à l'autre en respectant son rythme. 

    La pédagogie Freinet était bien sûr au centre des échanges. Ce fut intéressant d'apprendre à connaître les différents mouvements nationaux, de comprendre de quelle manière la pédagogie Freinet était développée dans chaque pays. Certains mouvements ne sont qu'à leur naissance, ils s'organisent, ils tâtonnent, ils rencontrent des difficultés au lâcher prise et au changement. 
    C'est comme un collègue qui voudrait se lancer en pédagogie Freinet mais qui éprouve des difficultés à changer sa posture d'enseignants face aux élèves...à l'échelle d'un mouvement national.

    Mon expérience à la Rencontre Internationale des Educateurs Freinet

    La RIDEF ne m'a pas apporté d'idées concrètes, d'outils à exploiter en classe comme l'a fait le congrès de l'ICEM l'année dernière, mais elle m'a apporté une ouverture d'esprit, un recul sur ma pratique quotidienne, sur la pression que je m'inflige, une réflexion sur le rôle de l'école... Elle permet de se sentir membre d'une grande communauté internationale qui rend plus fort, qui rassure.
    Et surtout, elle m'a apporté des rencontres qui se poursuivent au delà de la RIDEF avec des enseignants de différents pays, avec qui je vais pouvoir continuer d'échanger et d'apprendre. 
    C'est maintenant que mon expérience de la RIDEF va porter ses fruits.



    « Fiers de notre passé, forts de notre expérience, nous lançons des avant-gardes vigilantes et éclairées. Mais c’est tous ensemble ensuite, éducateurs du peuple, que, parmi le peuple, dans la lutte du peuple, nous réaliserons l’École du peuple. » Célestin Freinet.

     

    Mon expérience à la Rencontre Internationale des Educateurs Freinet

     


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  • Lancement de la RIDEF

    La RIDEF est lancée! 

    À 16h, le lundi 18 juillet, les autorités nous ont accueillis dans la salle plénière pour lancer la RIDEF.

     

    Lancement de la RIDEF

    Président de la FIMEM (Fédération Internationale des Mouvements d'Ecole Moderne) , président de la CAMEM (Coordination Africaine du Mouvement d'Ecole Moderne), président de l'ABEM (Association Béninoise de l'Ecole Moderne), président du comité d'organisation, directeur de l'ENI (Ecole Normale des Instituteurs), maire de Dogbo et directrice adjointe au cabinet du ministre de l'enseignement maternelle et primaire, tous dans leur discours expriment la volonté de soutenir et développer la pédagogie Freinet et tout ce qui peut améliorer le niveau d'éducation du pays citant Nelson Mandela : "L'Education est l'arme la plus puissante qui puisse être utilisée pour changer le monde". Ils attendent de la RIDEF une ouverture pour leurs enseignants, une aide pour mettre en place cette pédagogie.

    Lancement de la RIDEF

    Un hommage est rendu à Eustache Prudencio, instituteur puis inspecteur de l'enseignement prumaire au Bénin qui a été en relation avec Freinet. Il fera parti de la FIMEM. On lui doit la présence de la pédagogie Freinet au Bénin.

     

    La représentante du ministère de l'enseignement maternelle et primaire insiste en déclarant que la pédagogie Freinet a toute sa place dans leur système éducatif notamment dans le contexte actuel de terrorisme, de guerre qui nécessite l'apprentissage de la coopération. Le ministère reconnait les effets positifs de la pédagogie Freinet sur les résultats.

     Elle terminera par : 

     

    Vive la FIMEM ! Vive l'ABEM ! Vive la pédagogie Freinet en Afrique et dans le monde ! 

    Vive le Bénin !


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  • l'enseignant chez qui je suis m'a emmené voir son école. C'est une école de camapgne au milieu de la brousse. J'ai rencontré ces collegues et son directeur.

    Une école béninoise

    Il y a plusieurs classes par bâtiment. Il peut y avoir 60 élèves par classe. Mes 20 élèves le font rêver. 

    Les enfants apprenent et travaillent en français à l'évole alors qu'en dehord ils parlent tous dans leur dialecte. Ils passent le CEP à la fin de l'école primaire, le BEPC à la fin du collège et le bac à la fin du lycée. 

    Une école béninoise

    Les classes sont dépouillées. Ils ont très très peu de matériel.

     

    Une école béninoise


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  • Cela fait 3 jours que je suis arrivée au Bénin. 

    J'ai été accueillie par des membres de l'ABEM (Association Béninoise de l'Ecole Moderne) à l'aéroport de Cotonou avec 6 italiens.

     

    Un taxi nous a emmené vers Lokossa. 

     

    Je suis accueillie par un enseignant béninois. Il a réservé pour moi une chambre dans une auberge avec plus de confort que dans sa maison.

    3 jours dans la culture béninoise

     

    3 jours dans la culture béninoise

     

    Il vit avec sa femme et ses 2 enfants dans sa maison. Il l'a construite et va apporter des modifications quand il aura mis de l'argent de côté.  Il n'y a pas l'eaucourante. Il a un puits. Un panneau solaire lui permet d'avoir  un peu d'électricité. Cela produit une lumière faible et alimente un poste radio.

    3 jours dans la culture béninoiseSon jardin

    3 jours dans la culture béninoiseLa cuisine

    Ils se déplacent en moto. Rare sont les personnes  qui ont le permis et donc il y a tres peu de voitures. Les routes sonté très mauvais état. Les axes qui relient les grandes villes sont goudronnées mais très abîmées. Les grandes routes des villes sont pavées. Tout le reste sont des  chemins de sable souvent très cabossés. Ils s'empilent sur les motos. Ils slaloment beaucoup pour trouver le chemin qui secoue le moins. Les casques sont très rares.

    Nous sommes allés dans un village voir un collegue enseignant.

     

    3 jours dans la culture béninoise

    3 jours dans la culture béninoise

     

    On va prendre le petit déjeuner dans la n restaurant qui ne fait que ça : café au lait concentré sucré et sandwich aux oeufs brouillés et piments. 

     

    3 jours dans la culture béninoise

     

    3 jours dans la culture béninoise

     

     

    Je suis très accueillie. Partout où je vais les gens sont contents de me recevoir. 

     

     

     

     

     


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  • Membre du Groupe Freinet de Côte d'Or, je vais participer à la Rencontre Internationale des Educateurs Freinet (RIDEF) qui se déroule cette année à Dogbo au Bénin.

    Préparation au départ

    Des enseignants du monde entier vont se rencontrer, discuter et échanger du 18 au 27 juillet autour du thème « L'éducation à la citoyenneté pour une démocratie participative ».

     

    Je me suis aussi inscrite à une pré et une post RIDEF proposées par l'équipe d’organisation.

    Préparation au départ

    Avant la RIDEF, je vais passer 3 jours chez un habitant de Lokossa (non-loin de Dogbo) afin de découvrir la culture et les coutumes béninoises.

    Après la RIDEF, je participe à un circuit touristique d'immersion en Pays Ottamari. Ce voyage me permettra de découvrir une ethnie et un village traditionnel au milieu des champs et des baobabs.

    Préparation au départ

    Je m'envole pour le Bénin le 14 juillet. Les valises sont en cours de préparation.

    Préparation au départ

     

    Budget RIDEF

    - RIDEF + logement + repas                                   400 €
    - Pré-RIDEF                                                                  45 €
    - Post-RIDEF                                                              210 €
    - Billets d'avion                                                         1014, 67 €
    - Transports aller/retour jusqu'à l'aéroport            91 €
    - Visa                                                                                90 €
    - Vaccin fièvre jaune (non-remboursé)                     60 €
    - Traitement anti-paludisme (non-remboursé)    101, 56 €
    - spray anti-moustique zone infestée                          5,12€
                                                                       TOTAL :   2017, 35€

     

    Plus d'informations sur le site : http://www.fimem-freinet.org/fr

     

     


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