• Cette année, j'ai consacré une grande partie de mes séances de géométrie aux créations.

    La consigne? Faire un dessin géométrique.

    Voici quelques productions d'élèves:

    Créations géométriques en CE1/CE2

    Créations géométriques en CE1/CE2Créations géométriques en CE1/CE2

     

     

     

     

     

     

     

    Créations géométriques en CE1/CE2

    Toutes les deux semaines, en demi classe, les élèves avaient quelques minutes pour réaliser une création. Suite à quoi, les élèves volontaires exposaient leur création au tableau. Nous étudiions les créations une à une. 

    "Est-ce que c'est un dessin géométrique? Pourquoi?"

    La description du dessin exige un vocabulaire géométrique précis, que je donnais aux élèves lorsqu'ils en avaient besoin: segment, quadrilatère, diagonale...

    Lorsque c'était nécessaire, un élève venait au tableau mesurer les segments ou vérifier si les angles étaient bien droits parce que "des fois, ça ressemble à un rectangle mais c'en n'est pas vraiment".

     

    La semaine suivante, les élèves avaient à faire, en autonomie, des exercices de réinvestissement sur nos discussions autour des créations:

    Créations géométriques en CE1/CE2

    Créations géométriques en CE1/CE2Créations géométriques en CE1/CE2Créations géométriques en CE1/CE2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au cours des créations, les élèves apprennent à se servir des instruments de géométrie avec soin. Toutes les notions du programme sont balayées naturellement car elles sont nécessaires à l'étude des différents dessins.


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  • Autant vous le dire tout de suite : je n'ai pas aimé le livre de Céline Alvarez.Les lois naturelles de l'enfant, Céline Alvarez


    Je suis une jeune enseignante, je m'intéresse depuis quelques temps à la pédagogie Freinet et suis fascinée par l'ingéniosité du matériel Montessori, bien que je ne connaisse pas bien cette pédagogie.

    J'avais donc accueilli le buzz des vidéos de Céline Alvarez avec une bienveillante curiosité. Je m'enthousiasmais à l'idée (qu'enfin!) quelqu'un puisse prôner l'autonomie, l'individualisation, la manipulation...

    Ma déception fut grande. Je me rends bien compte que mon avis sur ce livre a été en partie forgé par cette déception et que, pour pouvoir le critiquer de manière objective, il faudrait que je le relise. Cependant, je n'ai pas du tout envie de subir ça une deuxième fois. 

    Je passe sur le style empoulé et les multiples témoignages de la magnificence de son auteure qui sont, à la longue, un peu pénibles.

    Pendant de nombreuses pages, Madame Alvarez nous prodigue de forts judicieux conseils d'éducation :
    - Le sommeil des enfants est important.
    - Il ne faut pas que les enfants regardent trop la télévision.
    - Il faut que l'enseignant soit calme et parle à voix basse.
    - L'apprentissage du langage oral est déterminant.
    - L'enfant se souviendra des expériences le plus fréquentes.
    - Il faut que l'enfant soit actif.
    Etc...

    Alors que je m'agaçais de la voir ainsi mettre des coups d'épaule dans des portes grandes ouvertes, mon amie Julie m'objecta que ces évidences ne l'étaient pas forcément pour tout le monde et que, par conséquent, je ne pouvais pas lui tenir rigueur de tant de banalités. Soit. 

    Pour ce que j'ai compris de la suite de ma lecture, la pédagogie présentée reste très transmissive, très dirigée. Toutes les activités sont soumises à des consignes imposées, expliquées individuellement à chaque élève. 
    La place de la créativité est bien moindre que dans la pédagogie Freinet dans laquelle l'enfant peut déterminer lui-même ses actions, sans être contraint systématiquement par l'adulte. L'intention d'apprentissage part de l'enfant et est ensuite guidée ou explicitée par l'enseignant.

    La deuxième différence que je perçois entre ces deux pédagogies est l'importance de la coopération.
    Madame Alvarez nous explique que les interactions entre élèves sont nombreuses dans sa classe, notamment sous forme de tutorat. Les élèves s'enseignent des choses, ce qui est très bien.
    Cependant, le groupe n'a guerre d'importance, même lors de la demi-heure quotidienne de regroupement des élèves.
    La pédagogie Freinet tend elle vers une organisation collective et autonome du groupe. Les créations des élèves et leur présentation aux autres sont prétexte à apprendre, à s'inspirer, à se questionner. Le groupe vit des conseils de classe (et autres temps de paroles), des projets collectifs, de la production de journaux... 

    Le rôle du maître en est considérablement modifié. Dans sa classe, madame Alvarez reste la détentrice du savoir, même si elle ne le transmet pas de la même façon que les professeurs traditionnels. 

    Pour finir, je le répète, je suis novice sur ces sujets et je tâtonne dans l'exploration de ces pédagogies. J'aimerais donc que cet article devienne prétexte à la discussion si vous vouliez bien me donner vos avis.


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  • « La porte ouverte ou un nouvel outil ICEM : Le fichier de Travail Mathématiques », L'éducateur – Pédagogie Freinet, N°14, 1er avril 1973

    Bernard MONTHUBERT

    « La porte ouverte ou un nouvel outil ICEM : Le fichier de Travail Mathématiques »

    L'enfant prend possession de la mathématique par deux chemins complémentaires :

    • la structuration des situations vécues

    • la création partant d'observations

     

    Outils ICEM : Rappel : ce ne sont qu'un complément aux occasions de mathématique vivante.

    • les livrets programmés et les fichiers de problèmes → servent à approfondir et consolider les acquisitions, et à se confronter à des situations fréquemment rencontrées.

    • Le FTC-Maths (nouveau) → sert à développer l'esprit de recherche, suit le chemin de créativité

     

    Le sens mathématique est complexe → la créativité, la production personnelle et individuelle permet à l'enfant de s'approprier ce sens mathématique.

     

    La recherche libre : laisser le temps à l'enfant tout le temps et les moyens nécessaires pour qu'il dégage lui même les notions mathématiques en transformant la classe en atelier (au sens Freinet) mathématique sans que l'adulte ne dirige les enfants avec un but qu'il a pré-défini.

     

    Accéder au langage commun mathématique : si les enfants expérimentent eux mêmes un domaine, ils auront alors plus de facilité à aborder les grands talents de ce domaine.

    L'enfant n'est pas extérieur, étranger à cette discipline. Il la connait de l'intérieur.

    Lien avec l'affect, le vécu.

    Les recherches permettent d'atteindre les notions mathématiques(système numérique, moyens opératoires) sans les imposer en permettant aux élèves de se les approprier puisqu'ils les ont vécues.

    On ne forme pas des robots qui exécutent rapidement des tâches mathématiques, mais des individus qui ont une connaissance plus profonde du fonctionnement mathématique.

     

    Le FTC-Maths se veut alors lanceur de création mathématique et aide aux maitres pour exploiter la richesse de ces créations.

    Ne doit pas être utiliser pour supprimer la liberté de la recherche mais pour éviter l'abandon.

     

    Intérêt de la recherche en élémentaire : développer une méthode de travail, former son esprit mathématique, créer une attitude de vie.

     

    Le FTC-Maths, comment ça marche ?

    -des fiches recto-verso : au recto une situation pour éveiller la curiosité des enfants

    au verso des pistes privilégiées

    L'enfant peut démarrer dès le recto ou lire le verso avant de commencer.

    Ces situations sont issues de productions d'élèves en recherche libre.

    « La porte ouverte ou un nouvel outil ICEM : Le fichier de Travail Mathématiques »

    Le classement des fiches par notion mathématique peut permettre de proposer à ceux qui le désirent de poursuivre le travail d'une notion qui a été entrevue lors d'une recherche mathématiques.

     

    Attention, elle ne doit pas être le point de départ d'une leçon visant cette notion.


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  • Le 53e Congrès de l'ICEM

    aura lieu près de Grenoble
    sur le campus de l'Université Grenoble Alpes

    du 22 au 25 août 2017 

    Son thème :
    La pédagogie Freinet : un chemin vers l'émancipation.

     

    Congrès de l'ICEM-Pédagogie Freinet 2017

     

    Nous vous attendons nombreux.

    Les inscriptions ne sont pas encore ouvertes, mais réservez dès à présent les dates. 

    Le groupe Freinet de Côte d'Or participe à son organisation.

    Plus d'infos ?   Voir toutes les lettres d'informations

    La page du Congrès sur le site de l'ICEM -> ici


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  • Les moyens font des textes libres en dictée à l’adulte une fois par semaine à partir d’un dessin qu’ils ont fait. A partir de la troisième période, je leur demande de recopier une partie de leur texte (que j’ai écrit en majuscule). Les GS font aussi des textes libres une fois par semaine, en dictée à l’adulte sur la première période. A partir de la deuxième période, je leur demande d’écrire les mots comme ils pensent à moins que le ou les mots soient présents dans nos textes référents. Dans ce cas, ils relisent le texte référent jusqu’à trouver le mot dont ils ont besoin. J’ai aussi une affiche avec les prénoms de la classe pour qu’ils puissent chercher le prénom dont ils ont besoin. Ils écrivent en majuscule.  A partir de la troisième période, je leur demande de recopier des mots de leur texte en cursive (je fais le modèle avec eux). Ils ont un cahier 24x32 sans lignage.

    Lire et écrire en maternelle

     

    Je leur demande tous les soirs la phrase du jour (pour raconter un moment de leur journée d’école) en dictée à l’adulte qu’on met dans le cahier de vie (largement inspiré de l’odidoc n°15). Je mets des photos pour accompagner leur phrase. Ils emmènent leur cahier chaque vendredi et ils reviennent le lundi.

    Le week-end, ils peuvent le compléter chez eux (dessin, photo…)

    Une fois par semaine, en collectif avec les GS, je leur demande de me dire comment écrire chaque mot de la phrase du jour, quelles sont leurs idées, pourquoi… (comparaison entre les différents stratégies utilisées par les enfants).

     

     

    Les textes référents sont issus de la vie de la classe et des phrases qu’on a élaborées pour le cahier de vie (ex : On est allé dans la forêt. On a vu des animaux). Ces textes référents sont affichés dans la classe (en majuscule, en minuscule et en cursive) en groupe de sens et en couleur.

    Quand je l’affiche la première fois, ils cherchent ce qui peut être écrit puis ils la lisent au tableau. Ils la lisent plusieurs fois. Une fois par semaine, je mélange des phrases et des prénoms et ils doivent lire la nouvelle phrase.

    On voit deux textes par période.

     Je leur demande de reconstituer le texte référent avec des étiquettes. Ils ont aussi des grilles Asco avec des lettres pour reproduire le texte. A partir de la troisième période, une fois par semaine, ils doivent élaborer des phrases à partir des étiquettes des différents textes référents et des étiquettes prénoms.

     Lire et écrire en maternelle

    Lors de la troisième période, ils découvrent le syllabozoo et à partir de la quatrième période, ils collent deux moitiés d’animaux pour inventer un animal et écrivent le nom dessous (à partir d’une affiche référente) et ils présentent les animaux qu’ils ont créés.

    Ces ateliers étant en autonomie, le moment de bilan est important pour moi car ça me permet de voir s’ils lisent bien ce qu’ils ont écrit.

     

    On correspond aussi avec une autre classe de MS/GS. Pendant les deux 1° périodes, on a envoyé et reçu des lettres collectives. A partir de la 3° période, les enfants auront un correspondant chacun à qui ils enverront un dessin, une peinture… avec, écrit au dos, pour + le nom de leur correspondant (affiché dans la classe) et leur prénom.


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